Une dégradation progressive et irréversible

Depuis la campagne de restauration de 1991 les dégradations se sont accentuées, sous l’action des intempéries, de la pollution et du vieillissement du béton :

  • des écailles de béton se détachent du clocher, car les fers des armatures se corrodent, le béton se fissure puis éclate en surface. Ceci a conduit à poser un filet de protection à certains endroits, et chaque année, des maçons « alpinistes » procèdent au retrait des morceaux de béton dangereux, au prix d’interventions coûteuses.
  • des infiltrations d’eau venant du haut du clocher ont nécessité de protéger l’orgue.
  • le mastic des vitraux de la paroi sud de l’église craquèle progressivement et n’est plus étanche, en particulier lors de fortes pluies.

Un projet de restauration a été engagé en urgence au 2ème semestre 2017

  • Sous l’impulsion du curé de la paroisse Notre-Dame du Raincy, un comité opérationnel composé de bénévoles de la paroisse et de l’association RESTAURER, en lien avec le diocèse (maître d’ouvrage) prend en charge les aspects techniques, communication, manifestations culturelles, finances et suivi des dons. Un responsable du pilotage global a été désigné.
  • Le budget prévisionnel avait été évalué en 2014 autour de 1,5 millions d’euros, sur la base de diagnostics réalisés en 2006. Le diocèse de Saint-Denis-en-France, propriétaire, a retenu deux cabinets d’architectes spécialisés, chargés de préparer un plan de travaux et de réactualiser le chiffrage précis du coût des opérations de restauration, en prenant en compte l’évolution des dégradations et des possibilités offertes par de nouvelles techniques.
  • Il est encore trop tôt pour avancer une date de réalisation des travaux.

Avancement du projet (automne 2019)

  • Deux agence d’architectes ont été désignées par le diocèse : Lacoste & Thieulin, et Bernard Bauchet (spécialisé dans le béton).
  • Les premières études ont été délivrées début novembre 2018. Les premiers rendez-vous avec la DRAC (Ministère de la Culture) se sont tenus.
  • En juin 2019, la Mission Bern (Loto du Patrimoine) a sélectionné l’église Notre-Dame du Raincy parmi les projets pouvant bénéficier de financements issus du Loto du Patrimoine prochainement.
  • En novembre 2019, des études techniques complémentaires seront réalisées par une entreprise spécialisée (sondage sur le béton des parois du clocher), afin de mieux cibler les travaux à réaliser.
  • Un premier plan de financement a été esquissé, mais sa finalisation interviendra lorsque le plan de travaux sera mieux affiné. Ce dernier sera ensuite proposé en vue d’une décision par la DRAC et le diocèse.
  • Les demandes de subventions sont en cours de formalisation en vue de leur dépôt officiel.

Un financement très lourd

Une large part du coût financier de la restauration devrait être financé par des subventions publiques : Etat (au travers de la DRAC / Monuments historiques), la Région Ile-de-France, le département de Seine-Saint-Denis, et le cas échéant d’autres collectivités.

Mais il sera nécessaire de compléter ces financements par des ressources propres, en faisant appel à la générosité des paroissiens, d’entreprises mécènes, ainsi qu’à celle de tous ceux qui souhaitent contribuer à la sauvegarde d’un édifice magnifique visité du monde entier.

C’est pourquoi depuis l’automne 2017, un appel aux dons a été lancé, et plusieurs manifestations culturelles sont organisées au profit du projet de restauration du clocher par l’association RESTAURER.

Les fonds recueillis sont inscrit sur un compte d’investissement au diocèse, et seront utilisés au fur et à mesure de l’avancement des travaux.