La dégradation progressive du clocher s’intensifie depuis plusieurs années. Une restauration est devenue urgente pour préserver l’intégrité de l’oeuvre des frères Perret et garantir la sécurité d’ensemble.

Un projet de restauration a été lancé à l’automne 2017, et  inclut également une restauration des vitraux de la paroi sud. Une équipe associant le diocèse de Saint-Denis-en-France, des bénévoles et l’association RESTAURER, pilote ce projet en lien avec les Monuments historiques (DRAC).

Le montage du financement par subventions publiques est en cours. Une part non négligeable devrait être couverte par des dons et mécènes. Différentes manifestations culturelles sont organisées à Notre-Dame du Raincy afin de susciter et recueillir  des dons auprès de tous ceux qui sont attachés à l’édifice.

En façade sur rue, fers apparents suite à éclatement du béton
Pourquoi une nouvelle restauration?

Une dégradation progressive et irréversible

Depuis la campagne de restauration de 1991 – il y a donc 27 ans – des dégradations de plus en plus préoccupantes sont apparues au niveau du clocher, sous l’action des intempéries, de la pollution et du vieillissement du béton :

  • des écailles de béton se détachent du clocher, car les fers des armatures se corrodent, le béton se fissure puis éclate en surface. Ceci a conduit à poser un filet de protection à certains endroits, et chaque année, des maçons « alpinistes » procèdent au retrait des morceaux de béton dangereux, au prix d’interventions coûteuses.
  • des infiltrations d’eau venant du haut du clocher ont nécessité de protéger l’orgue.
  • le mastic des vitraux de la paroi sud de l’église craquèle progressivement et n’est plus étanche, en particulier lors de fortes pluies.
Lancement du projet

Devant l’urgence, un projet de restauration a été engagé au second semestre 2017

  • Sous l’impulsion du curé de la paroisse Notre-Dame du Raincy, un comité opérationnel composé de bénévoles, en lien avec le diocèse (maître d’ouvrage) et l’association RESTAURER, prend en charge les aspects techniques, communication, manifestations culturelles, finances et suivi des dons. Un responsable du pilotage global a été désigné.
  • Le budget prévisionnel avait été évalué en 2014 autour de 1,5 millions d’euros, sur la base de diagnostics réalisés en 2006. Le diocèse de Saint-Denis-en-France, propriétaire, a retenu deux cabinets d’architectes spécialisés, chargés de préparer un plan de travaux et de réactualiser le chiffrage précis du coût des opérations de restauration, en prenant en compte l’évolution des dégradations et des possibilités offertes par de nouvelles techniques.
  • Il est encore trop tôt pour avancer une date de réalisation des travaux.
Financement

Un financement très lourd

Bâtie après la loi de séparation des Eglises et de l’Etat de 1905, Notre-Dame est la propriété de l’Association Diocésaine de Saint-Denis-en-France, laquelle est le maître d’ouvrage des travaux de restauration.  L’édifice est en outre classé à l’inventaire des Monuments historiques.

Une large part du coût financier de la restauration serait financé par des subventions publiques : Etat (au travers de la DRAC / Monuments historiques), la Région Ile-de-France, le département de Seine-Saint-Denis, et le cas échéant d’autres collectivités.

Mais il sera nécessaire de compléter ces financements par des ressources propres, en faisant appel à la générosité des paroissiens, d’entreprises mécènes, ainsi qu’à celle de tous ceux qui souhaitent contribuer à la sauvegarde d’un édifice magnifique visité du monde entier.

C’est pourquoi depuis l’automne 2017, un appel aux dons a été lancé, et plusieurs manifestations culturelles organisés au profit du projet de restauration du clocher et du vitrail sud.

Un compte d’épargne a été ouvert spécialement dans les comptes du diocèse, afin de conserver les dons et autres ressources recueillies et dédiées au projet de restauration, avec la plus grande transparence. Ces flux financiers n’interfèrent en aucune façon avec l’exploitation courante de la paroisse Notre-Dame du Raincy.

Avancement du projet

Avancement du projet (décembre 2018)

  • Deux agence d’architectes ont été désignées par le diocèse : Lacoste & Thieulin, et Bernard Bauchet (spécialisé dans le béton).
  • L’étude du projet est engagée, et les premières analyses et préconisations ont été délivrées début novembre 2018. Elles doivent être complétées par des analyses techniques pointues de l’état du béton au cours des prochains mois.
  • Ensuite, un plan de travaux sera proposé, en vue d’une décision du maître d’ouvrage (diocèse) en lien avec la DRAC..
  • Les demandes de subventions sont en cours de formalisation en vue de leur dépôt officiel, en particulier vis-à vis de la DRAC (Ministère de la Culture).
  • Un dossier de présentation du projet (argumentaire et presse) est en cours de finalisation.
  • Le programme de la saison culturelle est finalisé jusqu’à fin 2019 (voir ici les prochaines manifestations)